Deviant Login Shop  Join deviantART for FREE Take the Tour
×

:iconnoleggeisha: More from NolegGeisha




Details

Submitted on
December 9, 2010
File Size
3.5 KB
Link
Thumb

Stats

Views
186
Favourites
3 (who?)
Comments
1
Downloads
4
×
Pour te rendre malade,
Du lobe à l'occiput,
Et te faire confondre
La douleur et la joie,
Les honnis et les proches,
Le vomi et le rire,
Le sang et les bonbons,
Un mauvais jour suffit.

Depuis trente quatre ans,
Tu prends soin d'éviter
La chair des animaux.
La vue du sang t'émeut,
La fourrure est un crime.
Sojasun, quinoa,
Plantes protéinées,
Sont ton lot quotidien.
Dans un vieil abattoir,
Je te douche le nez,
La bouche, de sang croûteux.
Les oreilles, de longs cris
Crevant dans des aigus
In-putain-supportables.
Je t'entaille le bide,
Les tétons, coins des lèvres.

Et pendant pas plus long,
Pour toi sans fin, qu'une heure,
J'éventre en délirant
Des veaux, agneaux, poulains,
Et pour clou du spectacle,
Un avorton d'humain.
Je te la fais bouffer,
Par la gorge, la viande,
Encor chaude et battante.

Quelque part dans le noir,
Le rouge le marron,
On trouvera baignant,
Ta raison moribonde.

Un mauvais jour suffit.

Quand tu avais quatre ans,
Ta grand-mère un peu folle
Qui t'aimait tellement
A voulu vérifier
Si tu avais des vers.
Deux doigts de trois phalanges,
Mamie, son grand sourire,
Une douleur pointue,
Ton premier souvenir.
Et, pour toujours, le pire.
Dans un magasin clair,
Une douce comptine
Frappée au xylophone
Par un sosie grimé
De Marlène Jobert;
"Tu la connais, ah bon?
Oh c'est ta préférée?"
Un sourire, un bonbon,
Syndrôme de Stockholm.
Une gifle cinglante.
Moue d'incompréhension
Infantile. La seconde.
La peur, les pleurs, le coeur
Qui inonde les yeux.
La musique déraille.
Une vieille poupée
De chiffons, ou plutôt,
De torchons pleins de pisse,
Déboule en grimaçant,
En claquant du dentier,
En chantant ta chanson.
Je l'ai battue à mort
(Enfin presque) puis droguée.
Marlène s'emballe,
Le xylophone casse,
Au rythme de ton sang
Qui tourne dans ton corps,
De ton cul à ton crâne.
"Mamie a un gros gode!"
Et elle s'en sert très mal.
Mais je l'ai menacée,
Elle a son rôle à coeur.

Et pendant pas plus long,
Pour toi sans fin, qu'une heure,
Mamie te sodomise
En recrachant des vers
Qu'elle embouche à pleins poings
Sur ton faciès en larmes.
Tes sphincters, ta raison,
Ne tiendront pas le coup.

Un mauvais jour suffit.

J'en passe et des faciles.
Une mère vivant
Seul'ment pour ses enfants,
M'inspirant du Thyeste,
A qui je fais bouffer
Son aimée descendance.
Un père puritain,
Connu et respecté,
Libido raisonnable,
A qui je fais baiser,
O Dae-soo y es-tu,
Sa chair et tendre fille.
Un ancient alcoolique,
Ou quoi-qu'ce-soit-omane,
Que je noie quasiment,
A peine, un souffle près,
Dans son nectar fatal.

Un mauvais jour suffit.

Et si ce n'est ni moi,
Ni l'un de mes alters,
Qui commet la broutille,
Un hasard bien synchro,
Un coup de pas de chance
Peut bien parfois suffire.

Il en faut vraiment peu,
Très peu, pour être fou.
Ce beau jour suffisant,
Pourquoi pas demain, hein?
C'est un premier jet, j'hésite à ajouter des paragraphes pour rendre le constat plus exhaustif ; qu'en pensez-vous?
:iconmysweetdarkness:
Après une lecture comme ça, je ne saurai te répondre....
C'est troublant, dérangeant mais on lit jusqu'au bout...
Reply
Add a Comment: